« Un chauffeur VTC gagne X euros par mois. » Aucune phrase de ce genre n'est vraie, parce que le chiffre d'affaires n'est pas le revenu, et que l'écart entre les deux est énorme.
Cet article fait autre chose, et de plus utile : il suit un euro depuis la course jusqu'à votre compte en banque, en nommant chaque prélèvement et en donnant son taux officiel. À la fin, vous aurez un protocole de quatre étapes pour calculer votre propre revenu horaire sur quatre semaines.
Les trois chiffres à connaître
| Taux | Source | |
|---|---|---|
| Commission plateforme, ordre de grandeur constaté | ≈ 23 % | ONT3P, activité 2024 |
| Cotisations sociales, micro-entreprise services BIC | 21,2 % | URSSAF, 2026 |
| Abattement forfaitaire pour l'impôt, micro-BIC services | 50 % | service-public.gouv.fr |
Le seuil pour rester en micro-entreprise est de 83 600 € de chiffre d'affaires annuel en 2026.
Tous les taux cités dans cet article viennent de ces sources, et sont ceux en vigueur en 2026. Les montants d'exemple, eux, sont des hypothèses à remplacer par les vôtres — ils sont signalés comme tels.
Étape 1 : du prix payé par le client à ce que la plateforme vous reverse
Le client paie un prix. Vous ne touchez pas ce prix.
La plateforme prélève une commission. Et voici un fait qu'il faut dire clairement : aucune source publique ne mesure son taux. Les plateformes ne le publient pas, et l'observatoire public du secteur ne le relève pas. Les « 20 à 25 % » que vous lirez partout, y compris sous notre plume avant la refonte de cet article, sont des observations de terrain — pas une statistique officielle.
Le seul taux qui vaut est donc le vôtre : additionnez le prélèvement d'un mois de relevés, divisez par le chiffre d'affaires du même mois. Le résultat surprend souvent.
Ce que l'observatoire public documente, en revanche, c'est votre revenu. Sur l'activité 2024, 46,9 % des chauffeurs réalisent un chiffre d'affaires horaire brut compris entre 30 et 35 €, et les accords de secteur ont instauré un revenu minimum de 9 € par course et de 30 € par heure travaillée (ONT3P). Si vos relevés descendent sous ces seuils, c'est une anomalie à signaler, pas une fatalité.
Pour la suite de cet article, nous prenons en exemple un mois à 6 000 € de courses et un taux de commission de 23 %, soit 1 380 € de prélèvement. Ce sont des hypothèses d'illustration, pas des moyennes mesurées — remplacez-les par vos chiffres.
Étape 2 : les charges d'exploitation
Elles varient énormément selon le véhicule, la ville et le kilométrage. Ce qui compte ici, c'est la liste complète — parce que l'erreur la plus coûteuse n'est pas de mal estimer une charge, c'est d'en oublier.
Les charges visibles, que tout le monde compte :
- carburant ou électricité,
- assurance professionnelle VTC,
- entretien et pneumatiques,
- loyer de leasing ou mensualité de crédit,
- péages et stationnement,
- lavage,
- abonnements (téléphonie, données, outils).
Les charges invisibles, celles qui manquent dans presque tous les calculs :
- La dépréciation du véhicule. Si vous êtes propriétaire, votre voiture perd de la valeur chaque mois. Ce n'est pas une sortie de trésorerie, mais c'est un coût réel : il apparaîtra le jour où vous revendrez.
- Le temps non facturé. Lavage, attente, retours à vide, administratif. Vous ne le facturez pas, mais il occupe vos heures — et c'est au dénominateur de votre revenu horaire.
- Les kilomètres à vide. Un retour de 30 km sans passager consomme et use exactement comme un kilomètre facturé.
Le réflexe utile : ne raisonnez pas en euros par mois mais en coût par kilomètre. Additionnez douze mois de carburant, d'assurance, d'entretien, de leasing et de dépréciation, divisez par les kilomètres parcourus. Vous obtenez un chiffre qui vous permet, course par course, de savoir si une proposition vaut le déplacement.
Étape 3 : les cotisations sociales
Ici, on quitte les hypothèses : les taux sont publics.
La grande majorité des chauffeurs VTC exercent en micro-entreprise. L'activité relève des prestations de services commerciales et artisanales (BIC) — et, point qui a des conséquences plus loin, un chauffeur VTC relève du secteur artisanal, pas commercial. Le taux global de cotisations et contributions sociales est de 21,2 % du chiffre d'affaires (URSSAF).
Deux points que ce taux implique et qu'on comprend mal :
- Il s'applique au chiffre d'affaires, pas au bénéfice. Vos charges ne le réduisent pas. Un mois où vous avez beaucoup roulé pour peu de marge coûte autant en cotisations qu'un mois rentable.
- Zéro encaissé, zéro à payer. L'URSSAF le rappelle explicitement : pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations ni d'impôt. Il n'y a pas de minimum forfaitaire à régler en micro-entreprise.
Sur quelle base : le prix payé par le client, ou ce qui vous est reversé ?
C'est l'erreur la plus coûteuse du métier, et beaucoup de chauffeurs la commettent. Vous devez déclarer le prix payé par le client, pas ce que la plateforme vous reverse.
L'URSSAF est explicite, et prend les plateformes comme exemple. Sa fiche pratique URSSAF « Déterminer mon chiffre d'affaires » pose la règle :
« Le chiffre d'affaires à déclarer est le montant brut. Cela signifie qu'aucune charge ou dépense ne peut être déduite du chiffre d'affaires. … Aucune charge ou dépense n'est donc déductible du chiffre d'affaires, à l'exception des débours et des rétrocessions d'honoraires. »
Et parmi les exemples de dépenses non déductibles, elle cite nommément :
« Les commissions facturées à l'autoentrepreneur par les plateformes de mise en relation »
La même page mentionne d'ailleurs « les frais de ménage éventuel lors d'une course VTC » : votre cas est expressément visé.
Ce que ça change, sur un mois à 6 000 € de courses avec 23 % de commission :
| Assiette | Cotisations à 21,2 % | |
|---|---|---|
| La règle | Prix payé par les clients — 6 000 € | 1 272 € |
| L'erreur fréquente | Montant reversé après commission — 4 620 € | 979 € |
Près de 300 € par mois, plus de 3 500 € par an. Déclarer le net, c'est se constituer une dette qui grossit en silence jusqu'au contrôle.
Une nuance existe et vaut d'être connue : si la plateforme facture ses frais de service directement au client plutôt qu'à vous, cette part n'entre pas dans votre chiffre d'affaires. La distinction se lit sur vos relevés — c'est le genre de point à faire confirmer par un comptable, factures à l'appui.
Ce qui a changé au 1ᵉʳ janvier 2026
Une réforme est entrée en vigueur, et elle est presque toujours mal rapportée. Le taux global n'a pas bougé : il reste à 21,2 %. Ce qui change, c'est la façon dont ce taux est réparti entre les différentes protections. Les pourcentages du tableau ci-dessous sont donc des parts d'un même total — ils ne s'ajoutent pas, et ne s'appliquent pas à votre chiffre d'affaires.
| Destination de vos cotisations | Part du taux global en 2025 | Part du taux global depuis 2026 |
|---|---|---|
| Maladie | 7,70 % | 8,80 % |
| Indemnités journalières | 1,20 % | 1,25 % |
| Invalidité-décès | 3,10 % | 3,15 % |
| Retraite de base | 41,80 % | 43,45 % |
| Retraite complémentaire | 16,50 % | 19,75 % |
| CSG-CRDS | 29,70 % | 23,60 % |
Source : URSSAF.
Concrètement : à prélèvement identique, une part plus grande construit vos droits à la retraite et une part plus petite part en CSG-CRDS, qui n'ouvre aucun droit individuel. Vous ne payez pas plus ; vous récupérez davantage plus tard.
Les petites lignes que personne ne compte
À ces 21,2 % s'ajoutent trois prélèvements modestes mais réels :
- La contribution à la formation professionnelle, 0,3 % du chiffre d'affaires — c'est le taux des artisans, pas les 0,1 % des commerçants qu'on lit souvent. Elle ouvre votre droit à la formation.
- La taxe pour frais de chambre consulaire, 0,480 % du chiffre d'affaires au titre des prestations de services artisanales, versée à la chambre de métiers et de l'artisanat — 0,650 % en Alsace, 0,830 % en Moselle. Due à partir de la deuxième année, et pas si votre chiffre d'affaires de l'avant-dernière année est inférieur à 5 000 €.
Ces deux taux sont ceux du secteur artisanal. Beaucoup d'articles appliquent au VTC les taux des commerçants — 0,1 % et 0,044 % — et sous-estiment donc ces prélèvements d'un facteur trois et d'un facteur onze.
- La cotisation foncière des entreprises (CFE), annuelle. Vous en êtes totalement exonéré l'année de création, et votre base d'imposition est réduite de moitié l'année suivante. Ensuite elle est due en entier, même en travaillant depuis chez vous. Son montant dépend de votre commune et de votre chiffre d'affaires : pour un chiffre d'affaires compris entre 32 601 € et 100 000 €, la base minimale de la CFE due en 2026 se situe entre 250 € et 2 509 € selon la commune (service-public.gouv.fr). Les entreprises dont le chiffre d'affaires de l'avant-dernière année est inférieur à 5 000 € en sont exonérées.
La CFE est le piège classique de la troisième année : exonérée la première, réduite de moitié la deuxième, elle tombe en entier la troisième, en fin d'année et d'un seul coup, chez quelqu'un qui ne l'a pas provisionnée.
Étape 4 : l'impôt sur le revenu
Deux régimes, et le choix compte.
Par défaut, le micro-fiscal. L'administration applique un abattement forfaitaire de 50 % sur votre chiffre d'affaires pour une prestation de services relevant des BIC, avec un minimum de 305 € (service-public.gouv.fr). Cet abattement est censé représenter vos charges — que vous les ayez réellement supportées ou non. Vous êtes ensuite imposé sur la moitié restante selon le barème progressif, avec les autres revenus de votre foyer.
Le point à retenir : si vos charges réelles dépassent largement 50 % de votre chiffre d'affaires — cas fréquent avec un leasing —, la micro-entreprise vous fait payer de l'impôt sur un bénéfice que vous n'avez pas réalisé. C'est l'argument principal en faveur d'un régime réel, où les charges se déduisent pour leur montant exact. L'arbitrage se fait avec un comptable, pas avec un article.
Sur option, le versement libératoire. Vous payez l'impôt en même temps que vos cotisations, au taux de 1,7 % du chiffre d'affaires pour une activité de services relevant des BIC (URSSAF). L'option se demande à l'adhésion ou dans les trois mois suivant le début d'activité.
Attention à un point que l'URSSAF souligne : avec le versement libératoire, l'impôt payé est définitif. Il n'est jamais remboursé, y compris si vous êtes non imposable. Un chauffeur qui débute, ou dont le foyer a peu de revenus, peut donc payer 1,7 % d'un impôt qu'il ne devait pas. Faites une simulation sur impots.gouv.fr avant d'opter.
Étape 5 : les seuils à surveiller
Pour rester au régime micro-entreprise, votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 83 600 € pour des prestations de services relevant des BIC ou des BNC (URSSAF, seuils 2026).
Deux précisions utiles :
- Le seuil est proratisé la première année. Pour un début d'activité au 1ᵉʳ mars 2026, il ne reste que 306 jours : le seuil devient 83 600 × 306 / 365, soit 70 087 €.
- Franchir le seuil ne vous exclut pas immédiatement. L'éligibilité s'apprécie sur le chiffre d'affaires des deux années précédentes. C'est un sujet à traiter avec un comptable, pas avec un article de blog — les conséquences en TVA et en régime d'imposition dépassent largement le cadre de cette page.
Le calcul complet, avec des hypothèses que vous devez remplacer
Voici l'enchaînement, posé sur un exemple. Les montants d'exploitation ci-dessous sont des hypothèses arbitraires, pas des moyennes mesurées. Remplacez-les par vos relevés — c'est tout l'intérêt de l'exercice.
Prix payé par les clients sur le mois 6 000 € ← votre chiffre
− Commission plateforme (hypothèse 23 %) −1 380 € ← votre taux réel
= Montant reversé par la plateforme 4 620 €
− Charges d'exploitation ? ← VOS chiffres :
carburant, assurance, entretien, leasing, additionnez douze
péages, lavage, abonnements, dépréciation mois et divisez
− Cotisations, 21,2 % du prix payé par les clients −1 272 € ← taux officiel
− Formation professionnelle, 0,3 % (artisan) −18 € ← taux officiel
− Chambre consulaire, 0,480 % (dès la 2e année) −29 € ← taux officiel
− Impôt (barème, ou 1,7 % au libératoire) ? ← selon régime
− CFE, provision mensuelle ? ← selon commune
= Ce qui vous reste réellement
Deux enseignements structurels, qui ne dépendent d'aucune hypothèse :
Les prélèvements obligatoires portent sur le chiffre d'affaires, pas sur la marge. Rouler plus pour un prix plus bas augmente vos cotisations sans augmenter votre revenu.
Et deux lignes seulement sont pilotables. Vos charges d'exploitation, que vous pouvez comprimer jusqu'à un plancher. Et la commission, la seule des deux qui puisse tomber à zéro.
Mesurez votre vrai revenu horaire
Le chiffre d'affaires mensuel ne dit rien. Le revenu par heure dit tout.
- Sur quatre semaines, notez chaque jour : total encaissé après commission, heures entre la première connexion et la dernière déconnexion, kilomètres parcourus.
- Comptez les heures réelles, y compris l'attente, le lavage et les retours à vide. C'est là que les calculs optimistes trichent.
- Retranchez vos charges d'exploitation du mois et vos cotisations telles qu'elles apparaissent réellement sur votre compte URSSAF — pas une estimation.
- Divisez par les heures. Vous obtenez votre revenu net par heure travaillée.
Refaites-le après chaque changement de véhicule, de ville, de plateforme ou d'horaires. C'est le seul tableau de bord qui compte.
Où se situe la marge de manœuvre
Une fois les charges comprimées et les heures remplies, il ne reste qu'une variable : la part de votre chiffre d'affaires qui paie une commission.
À volume d'heures égal, chaque euro de commission économisé arrive intégralement sur votre compte — il ne coûte ni carburant supplémentaire, ni heure de plus. Et l'article L. 1326-4 du code des transports garantit expressément votre droit de « commercialiser, sans intermédiaire, les services de transport qu'ils exécutent » : aucune plateforme ne peut vous l'interdire, et toute clause contraire est réputée non écrite.
Nous avons posé ce calcul ligne à ligne dans les règles des plateformes et ce qu'elles coûtent.
Ce que BookCab change ici
BookCab fournit le site de réservation à votre nom, réservable 24 h/24. Le paiement passe par votre propre compte Stripe : l'argent de la course y arrive directement, sans transiter par nous. BookCab ne prélève aucune commission sur vos courses — nous nous rémunérons sur l'abonnement, auquel s'ajoutent des frais de mise en service uniques. Restent les frais de traitement que Stripe facture sur chaque paiement par carte, comme pour n'importe quel encaissement en ligne : ils relèvent de votre contrat Stripe, et nous n'en percevons rien. Tous les montants sont sur la page tarifs, avec un essai d'un mois.
Sur le calcul ci-dessus, ça déplace une seule ligne — mais c'est la plus lourde, et un abonnement fixe ne grandit pas avec votre chiffre d'affaires.
Soyons clairs sur ce que l'outil ne fait pas : il ne vous apporte pas de clients. Il vous permet d'encaisser sans commission ceux que vous apportez vous-même.
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Questions fréquentes
Quel est le taux de cotisations sociales d'un chauffeur VTC en micro-entreprise ?
21,2 % du chiffre d'affaires déclaré. L'activité de VTC relève des prestations de services commerciales et artisanales (BIC), pour lesquelles l'URSSAF fixe un taux global de 21,2 %. Ce taux s'applique au chiffre d'affaires et non au bénéfice : vos charges ne le réduisent pas. S'y ajoutent 0,3 % de contribution à la formation professionnelle et 0,480 % de taxe pour frais de chambre consulaire à partir de la deuxième année — ce sont les taux du secteur artisanal, dont relève le VTC, et non ceux des commerçants qu'on lit souvent.
Les cotisations des auto-entrepreneurs ont-elles augmenté en 2026 ?
Non. Le taux global est resté à 21,2 % pour les prestations de services BIC. Ce qui a changé au 1ᵉʳ janvier 2026, c'est la répartition interne de ce taux : la part consacrée à la retraite de base passe de 41,80 % à 43,45 % du total, la retraite complémentaire de 16,50 % à 19,75 %, tandis que la CSG-CRDS recule de 29,70 % à 23,60 %. À prélèvement identique, une part plus grande construit des droits individuels.
Quel est le plafond de la micro-entreprise pour un VTC en 2026 ?
83 600 € de chiffre d'affaires annuel pour les prestations de services relevant des BIC ou des BNC. Ce seuil est proratisé en cas de début d'activité en cours d'année : pour une création au 1ᵉʳ mars 2026, il devient 83 600 × 306 / 365, soit 70 087 €.
Faut-il opter pour le versement libératoire de l'impôt ?
Cela dépend de votre situation fiscale personnelle, et l'erreur coûte cher. Le versement libératoire fixe l'impôt à 1,7 % du chiffre d'affaires pour une activité de services BIC, payé en même temps que les cotisations. Mais cet impôt est définitif : il n'est jamais remboursé, y compris si vous êtes non imposable. Un chauffeur qui débute ou dont le foyer a peu de revenus peut donc payer un impôt qu'il ne devait pas. L'URSSAF recommande de simuler sur impots.gouv.fr avant d'opter.
Dois-je déclarer le prix payé par le client ou ce que la plateforme me reverse ?
Le prix payé par le client. L'URSSAF précise que le chiffre d'affaires à déclarer est le montant brut, dont aucune charge ne peut être déduite, et cite expressément parmi les dépenses non déductibles « les commissions facturées à l'autoentrepreneur par les plateformes de mise en relation ». L'écart est important : sur 6 000 € de courses à 23 % de commission, les cotisations passent de 979 € à 1 272 €, soit plus de 3 500 € par an. Une nuance existe toutefois : si la plateforme facture ses frais de service directement au client et non à vous, cette part n'entre pas dans votre chiffre d'affaires — vérifiez ce que disent vos relevés.
Un chauffeur VTC paie-t-il la CFE ?
Oui, à partir de la deuxième année : l'année de création en est dispensée. Elle est due même si vous exercez depuis votre domicile. Votre base d'imposition est en outre réduite de moitié l'année suivant la création. Son montant dépend de votre commune et de votre chiffre d'affaires — pour un chiffre d'affaires entre 32 601 € et 100 000 €, la base minimale de la CFE due en 2026 se situe entre 250 € et 2 509 €. Les entreprises dont le chiffre d'affaires de l'avant-dernière année est inférieur à 5 000 € en sont exonérées. Elle tombe en fin d'année, d'un seul coup : provisionnez-la.
Combien gagne un chauffeur VTC par mois ?
Aucun chiffre général n'a de sens, et méfiez-vous de ceux qui en avancent un. Le résultat dépend de votre ville, de vos horaires, de votre véhicule, de votre taux de commission réel, de vos charges et de votre régime fiscal. La seule réponse utile est celle que vous calculez : chiffre d'affaires encaissé, moins charges d'exploitation, moins 21,2 % de cotisations, moins l'impôt, divisé par les heures réellement travaillées.
Si je ne travaille pas un mois, dois-je quand même payer ?
Pas de cotisations sociales ni d'impôt sur le revenu : l'URSSAF précise que zéro euro encaissé signifie zéro euro à payer, sans minimum forfaitaire. La CFE, en revanche, est un impôt annuel qui reste dû dès lors que l'entreprise existe et n'est pas exonérée.
Cet article présente une information générale sur des textes et taux publics. Il ne constitue pas un conseil fiscal ou comptable et ne remplace pas l'analyse de votre situation par un professionnel. Taux vérifiés auprès de l'URSSAF et de service-public.gouv.fr le 13 septembre 2026.
Cet article a été entièrement refondu à cette date. La version précédente avançait des statistiques sur la proportion de chauffeurs concernés, des revenus par profil et des témoignages que nous ne pouvons pas étayer : ils ont été retirés au profit des taux officiels et d'une méthode de calcul.